Le son commence comme une perturbation qui traverse un matériau tel que l'air, l'eau ou un sol solide. Dans l’eau de mer, il peut se déplacer à environ 4 900 pieds par seconde, soit près de 3 500 milles par heure. Cela représente près d'un mile chaque seconde. À cette vitesse, le son pourrait théoriquement parcourir une distance comparable au voyage entre les États-Unis et le Japon en environ deux heures, même si un avion peut mettre environ 11 à 13 heures pour effectuer le voyage réel. C'est tout simplement fou à traiter.[1]
Ce qui le rend encore plus intéressant, c’est que le son ne se déplace pas partout à une vitesse fixe. Il se déplace beaucoup plus rapidement dans l’eau que dans l’air, et il peut se déplacer encore plus rapidement à travers de nombreux matériaux solides car leurs particules sont plus étroitement regroupées. La température, la pression, la densité et le matériau lui-même peuvent tous modifier le chiffre final. Plus vous regardez en profondeur, plus ces vitesses déjà impressionnantes commencent à paraître presque impossibles à imaginer.[1]
Les êtres humains ne sont pas étrangers à la course à la vitesse. Le 15 octobre 1997, Andy Green a conduit ThrustSSC à une vitesse moyenne officielle de 763,035 milles par heure dans le désert de Black Rock au Nevada. La course a franchi le mur du son et reste le record du monde de vitesse sur terre. Cet exploit à lui seul suffit à vous laisser bouche bée, mais il montre également la différence entre la vitesse et la force. Une vitesse constante n’est pas automatiquement ce qui nuit au corps humain ; le véritable danger vient souvent d'une accélération, d'une décélération soudaine, de la chaleur, de la pression et d'une perte de contrôle.[2]
Nous avons transformé la vitesse en sport grâce au NASCAR et à l'IndyCar, tout en l'utilisant également pour des expériences scientifiques et techniques. Certains projets deviennent des records, certains mènent à des recherches utiles et d’autres encore ne quittent jamais la planche à dessin. Même dans ce cas, le travail qui les sous-tend peut encore nous apprendre quelque chose. Les ondes sonores sont peut-être invisibles, mais les chiffres derrière elles révèlent à quel point les mouvements se produisent autour de nous chaque seconde sans que nous les voyions.